Vivre ses émotions

Les événements qui génèrent réellement nos émotions se situent dans le passé mais pas n’importe lequel, celui de l’enfance, la petite enfance, la naissance, voire la vie intra-utérine. Ce qui veut dire qu’un souvenir récent porteur d’émotions et de souffrance, à l’âge adulte, pourra renvoyer à un autre quasi-identique plus ancien puis peut-être un autre qui en sera la véritable cause. Ces événements peuvent arriver alors sous forme d’impressions mais les sensations, idées et émotions qui les accompagnent sont bien réelles. Elles peuvent arriver de façon plus violente car une situation, un film, un livre, une rencontre va réveiller ce qui a été enfoui, refoulé par peur de souffrir davantage et/ou par toutes les croyances que nous cultivons :

*Nier, bloquer ou refouler ses émotions en pensant qu’elles disparaîtront d’elles mêmes. En agissant de la sorte, on se programme une bombe à retardement. Refuser ses émotions aboutit paradoxalement à être en permanence envahi par elles sans en être forcément conscient. On peut aussi en être conscient mais avoir besoin d’aide pour les accueillir.

*Croire que si on cesse de retenir ses émotions, on perd le contrôle de soi même. C’est justement la retenue continue de ses émotions qui est la véritable cause de la souffrance. C’est prendre le risque de blinder son coeur et s’éloigner du ressenti, en développant le mental et la raison et donc s’éloignera de son essence.

*Croire que pour se réaliser, nous devons contrôler nos émotions, maîtriser notre respiration, dominer nos pensées, c’est le propre des gourous. S’obliger à penser positif et donc déformer la réalité, on appelle cela la pensée magique. Aller chercher l’amour spirituel et négliger l’ancrage pour continuer à occulter nos épreuves sur terre.

Les conséquences

L’excès d’émotions accumulés peut entraîner de gros dégâts sur l’être humain mais aussi dans une société et donc devenir un danger pour la planète. Un excès de colère par exemple peut entraîner un cancer du foi et/ou faire vivre des événements extrêmement destructeurs pour soi et pour les autres, dépression, folie… Si j’ai de la colère en moi alors je serais confronté régulièrement à des événements qui soit aggraveront ma colère jusqu’à rentrer dans des conflits sans fin, soit me fera prendre conscience que j’ai cette émotion à transmuter.

Les solutions

Accueillir. C’est mon mot d’ordre. Réception, accueil de ce que l’on s’est fabriqué soi même, aucune raison d’en avoir peur car cela nous appartient, même si c’est lié à une mémoire transgénérationnelle ou une mémoire karmique. L’émotion acceptée reprend sa place dans le fonctionnement harmonieux de l’organisme. Elle est en fait le besoin de vivre, d’aimer, et d’être aimé. Accepter de transmuter la tristesse, c’est accepter de retrouver la joie, c’est se relier au coeur, à l’âme, à notre potentiel christique, à notre conscience éveillée.

C’est ce qui explique que la transmutation des émotions amène de façon spontanée et immédiate à expérimenter les caractéristiques des états d’éveil : joie profonde, puissance, sérénité, amour inconditionnel.

Christine Deyres

Les bons thérapeutes Christine Deyres Bordeaux